HSBC a confirmé mardi qu’elle quitterait le Brésil et la Turquie, dans le cadre d’un plan de restructuration qui supprimera 50 000 emplois dans le monde. Dans la course au portefeuille d’activités de la banque britannique au Brésil, Bradesco a pris l’avantage avec une offre de 3,4 milliards de dollars pour la banque britannique, devant Santander et Itaú Unibanco.
HSBC fait partie des dix plus grands acteurs au Brésil, la septième plus grande banque en activité dans le pays, avec une part de 2,2 % sur le marché des actifs et de 1,9 % sur celui des prêts, ainsi que 853 agences, ce qui représente 3,7 % du système. La banque dispose également de 57 milliards de R$ de dépôts pour une part de marché de 2,9 %. Le portefeuille de prêts de la banque est composé principalement de prêts commerciaux (70 %), tandis que les prêts aux particuliers représentent 22 % et les prêts hypothécaires 8 %. Les analystes estiment une valorisation potentielle des actifs de la banque entre 10 et 14 milliards de R$ (3,5 à 4,6 milliards de dollars US).
Pour Bradesco, en plus de l’opportunité de se rapprocher d’Itaú Unibanco en termes d’actifs, l’acquisition revêt une importance particulière en raison des synergies qu’elle peut apporter à la banque. Bradesco s’intéresse particulièrement au portefeuille de clients à hauts revenus et à la société de microcrédit d’HSBC, Losango.
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